Le 4 juillet 2026, la JS Kabylie a annoncé la nomination de Karim Belhocine au poste d’entraîneur principal de l’équipe première. Ce technicien franco-algérien de 48 ans arrive à Tizi-Ouzou avec un parcours construit presque entièrement en Europe, loin des terrains algériens. Voici ce que l’on sait de sa biographie, de son âge, de ses origines et de son parcours.
Une carrière lancée en France, prolongée en Belgique
Karim Belhocine est né le 2 avril 1978 à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise. Il a aujourd’hui 48 ans. Ses parents sont originaires d’Algérie : son père vient de Lakhdaria, dans la wilaya de Bouira, et sa mère d’Akbou, à Bejaia.
Formé à Lyon, il débute le football à l’Étoile sportive de la Trinité, dans le cadre d’un sport-études qui le met en contact avec l’Olympique lyonnais. Son parcours de jeune joueur se poursuit à Saint-Priest, puis à Vaulx-en-Velin, où il fait ses premiers pas chez les seniors, en CFA. Il part ensuite tenter sa chance au Portugal, à Espinho, club de deuxième division, avant de revenir en France pour jouer à Forbach. C’est avec ce club qu’il atteint les trente-deuxièmes de finale de la Coupe de France en 2003, match perdu face à Lens sur le score de 3-2.
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Un milieu de terrain sans titre majeur, mais une carrière belge solide
Après un passage à Trélissac, Karim Belhocine s’installe en Belgique, où se joue l’essentiel de sa carrière de joueur. Il porte les couleurs de Virton, dont il devient le capitaine, avant de rejoindre Courtrai en 2008. En 2011, il signe à Standard de Liège pour deux ans, puis évolue également à Beveren. Sa carrière de joueur se termine en 2015 à La Gantoise, club avec lequel il remporte le championnat de Belgique la même année. C’est le seul titre notable de sa carrière de joueur.
Sur le terrain, la presse le décrit comme un milieu de terrain reconnu pour son intelligence tactique et sa régularité, plus que pour des statistiques spectaculaires. Sa carrière de footballeur reste discrète, sans club de tout premier plan ni sélection en équipe nationale.
De joueur à entraîneur : les débuts à Courtrai
Sa reconversion commence dès 2015 au KV Courtrai où il occupe d’abord un poste d’adjoint avant de prendre en main l’équipe première. En 2017, il rejoint Anderlecht, toujours en tant qu’adjoint, pendant deux saisons. Il y assure même l’intérim comme entraîneur principal en 2019, entre le départ d’un technicien et l’arrivée du suivant.
Il prend ensuite les commandes du Sporting de Charleroi de 2019 à 2021, sa première expérience longue en tant que numéro un sur un banc de première division belge. Après une période plus discrète, il est nommé entraîneur des Francs Borains, en deuxième division belge, entre novembre 2024 et juin 2025. Son parcours le mène ensuite à Watford (Angleterre), une expérience de courte durée avant son départ pour l’Algérie.
À ce stade de sa carrière, Karim Belhocine n’a remporté aucun titre en tant qu’entraîneur. Son bilan repose surtout sur une expérience accumulée dans plusieurs championnats et sur une connaissance fine du football belge, où il a passé la majeure partie de sa carrière, aussi bien comme joueur que comme technicien.
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Pourquoi la JS Kabylie a choisi ce profil
La direction du club, sous l’impulsion du directeur technique sportif Yazid Mansouri et du président Kamel Yesli, a présenté Belhocine comme un technicien formé au football professionnel européen, notamment en Belgique, où il a occupé plusieurs fonctions et dirigé différentes équipes. Le communiqué du club insiste sur son exigence, sa personnalité affirmée et sa discipline de travail, plutôt que sur un palmarès qu’il n’a, de fait, pas construit.
Un autre élément revient régulièrement dans la presse spécialisée : son réseau auprès de joueurs d’origine algérienne évoluant en Europe. Des noms comme Youcef Atal, Adam Zorgane, Abdelkahar Kadri ou Nadhir Benbouali sont cités comme des joueurs ayant, à un moment ou un autre, bénéficié de ses conseils ou de son accompagnement. Ce réseau pourrait faciliter le travail de recrutement du club dans les mois à venir, sans que cela ne soit pour l’instant confirmé de façon officielle.
Une prise de fonctions rapide
Arrivé en Algérie début juillet 2026, Karim Belhocine a rejoint Tizi-Ouzou dès le lendemain de son atterrissage à Alger pour prendre en main le groupe à l’occasion de la reprise de l’entraînement. Il a alors échangé pour la première fois avec les joueurs et le staff, dans une réunion présentée comme studieuse par les médias locaux. Depuis, le club a poursuivi la construction de son effectif et de son encadrement technique, avec plusieurs arrivées de joueurs et de collaborateurs autour de lui, en vue de la saison 2026-2027.
Il est encore trop tôt pour juger le travail de Karim Belhocine sur le banc de la JSK. Son passage en Belgique, marqué par la constance plus que par les trophées, donne une idée de sa méthode : un entraîneur qui a appris son métier pas à pas, sur plusieurs bancs, avant d’arriver sur celui d’un des clubs historiques du football algérien, une région à laquelle il est lié par ses deux parents, même s’il connait encore assez mal le championnat local.

