Le week-end dernier, la ville côtière d’Azeffoun a vibré au rythme de trois soirées musicales exceptionnelles. Des centaines de spectateurs se sont retrouvés pour partager des instants riches en émotion aux côtés de trois grandes figures de la chanson kabyle : Mohamed Allaoua, Lounis Ait Menguellet et Ali Amrane.
L’événement a été orchestré par Sirroco Records, qui a une nouvelle fois montré son professionnalisme. De l’organisation à la qualité technique, tout a été pensé pour offrir au public des spectacles impeccables.
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Le retour aux sources de Mohamed Allaoua
La première soirée a été marquée par la prestation de Mohamed Allaoua. Pour lui, ce concert avait une saveur particulière. Originaire d’Azeffoun, même s’il a grandi à Alger, il retrouvait sa ville et son public de cœur. Entouré d’une foule composée en grande partie de familles et de jeunes, il a enchaîné ses titres les plus connus comme Allo tricité, Azed ar ghouri ou encore Atsedu.
La communion avec le public était totale. Allaoua, visiblement heureux de chanter “chez lui”, a offert une performance généreuse et pleine d’énergie.
La poésie intemporelle de Lounis Ait Menguellet
Le lendemain, changement d’ambiance. C’est Lounis Ait Menguellet qui a pris possession de la scène. Son répertoire, qui traverse les générations depuis plus de cinquante ans, a réuni un public allant des plus jeunes aux plus anciens.
Avec ses textes profonds et ses mélodies empreintes de poésie, il a transporté l’assistance dans un voyage où se mêlaient souvenirs, réflexions et émotions. Fidèle à lui-même, Ait Menguellet a une fois de plus captivé et fait réfléchir, confirmant son statut d’artiste intemporel.
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L’énergie explosive d’Ali Amrane
La troisième soirée, animée par Ali Amrane, a clôturé le rendez-vous en beauté. Dès son arrivée sur scène, le chanteur originaire de Maâtkas a su électriser l’ambiance. Sa musique, qui marie habilement rock, folk et pop aux rythmes traditionnels kabyles, a immédiatement séduit la foule.
Les spectateurs, venus parfois de loin, ont dansé et chanté dans une atmosphère festive et pleine de vitalité. Ce mélange moderne et authentique a permis à Amrane de confirmer son rôle d’artiste innovant, capable de séduire toutes les générations.
Ces trois soirées ont rappelé à quel point Azeffoun reste une terre d’art et de culture. La ville, qui a vu naître de nombreux talents, a renoué avec son identité artistique le temps de quelques jours. Et le public, conquis, garde désormais en mémoire un week-end d’émotions partagées et de musique vivante.